lunes, 3 de diciembre de 2007

Le Renard et la Cigogne

Jean de la Fontaine.

1668 et 1694 Fables de la Fontaine (Livre I).

3. Quel est le sujet ?

On aperçoit tout d’abord l’opposition entre deux personnages : le Renard et la Cigogne. La Cigogne reçoit une invitation de la part du Renard pour aller dîner chez lui. Le Renard prépare un bouillon immangeable pour la Cigogne à cause de son long bec. Alors, la Cigogne invite le Renard un jour chez elle et lui offre de la viande coupée en petits morceaux et servie en un vase à long col, se sorte que le Renard ne peut pas en manger avec son large museau.

4. Quelle moralité nous donne la fable ?

D’après la leçon de morale de la fable, si on trompe quelqu’un, on aura assurément sa récompense, ou la revanche, de la part de celui qui a été trompé. La Fontaine la présente à la fin de la fable : « Trompeurs, c’est pour vous que j’écris : Attendez-vous à la pareille ».

5. Comment peut-on diviser le texte ?

On peut diviser le texte en trois grandes parties. D’abord, dans la première partie, La Fontaine présente la scène où le Renard invite la Cigogne chez lui et sa façon de la tromper, en lui servant une soupe sur une assiette qu’elle ne peut pas boire. Ensuite, la deuxième partie correspond à la revanche de la Cigogne, qui à son tour invite le Renard chez elle. La Cigogne prépare une viande délicieuse, mais finement coupée et mise dans un vase qui fait impossible d’en manger pour le Renard. Finalement, la troisième partie comporte la moralité de la fable : « Trompeurs, c’est pour vous que j’écris : Attendez-vous à la pareille ».

  1. Que peut-on dire des « qualités formelles » du texte ?

Dans le cadre de l’opposition entre les personnages du Renard et de la Cigogne, il est intéressant d’analyser le vocabulaire employé pour décrire ces personnages et la situation présenté dans le texte. Par rapport au Renard, La Fontaine utilise des adjectifs, adverbes et expressions qui portent sur l’avarice et l’égoïsme de ce personnage. Par exemple, le repas du Renard est « petit » et « sans beaucoup d’apprêts ». Lui-même est un personnage « galand », c’est-à-dire rusé, « drôle » (mauvais plaisant), et qui vit « chichement » (pauvrement, comme un avare). Puis, à obtenir l’invitation de la Cigogne, il se montre hâtif, on ne doit pas insister, et il arrive « à l’heure dite » chez son hôtesse. La Cigogne, quant à elle, La Fontaine utilise des mots et expressions qui donnent une impression plutôt favorable, comme sa « politesse » et « le dîner cuit à point », etc. Enfin, l’auteur continue à décrire les traits du Renard. Après la vengeance de la Cigogne, il est « honteux » et humilié, comme « un renard qu’une poule aurait pris ».

En ce qui concerne la rime, on peut trouver de la rime croisée aux vers 1-4 et 20-23, de la rime embrassée aux vers 5-8 et de la rime plate aux vers 14-15, 16-17 et 18-19. De même, on constate la présence des vers libres, ce qui montre l’absence d’une structure régulière et uniforme. En effet, Jean de La Fontaine a choisi ce genre littéraire parce que il n’y avait pas des règles définies ni strictes. Par ailleurs, le rythme représente aussi un aspect important. On discerne des pauses à des moments très spécifiques. Par exemple, au vers 4, on a une pause après « Le galand », ce qui marque un accent sur le fait que le Renard est un personnage rusé et avare. Au vers suivant, on voit un point virgule après « Avait un brouet clair », suivi de « il vivait chichement ». « Il vivait chichement » sert d’explication du fait que le Renard n’ait qu’on simple bouillon pour l’offrir à la Cigogne. En plus, au vers 11, la virgule après « volontiers » indique que le Renard est spécialement désireux d’accepter l’invitation de la Cigogne. « Lui dit-il » est une phrase incise séparée par cette virgule et un point virgule. Egalement, au vers 13, « À l’heure dite » est séparée par une virgule du reste du vers, ce qui insiste sur le fait que le Renard arrive à l’heure juste, ni trop tôt, ni trop tard, pour recevoir le banquet auquel probablement il s’attend. Puis, au vers 17, « bon appétit surtout » est aussi suivi d’un point virgule. Ceci met en valeur le fait que les renards en général ont un très bon appétit. Finalement, il y a une pause après « trompeurs » au vers 27. Ici, le commencement de la moralité de la fable définit tout d’abord à qui elle est dirigée. En ce cas-ci, la leçon de morale est adressée aux TROMPEURS, qui doivent s’attendre à une revanche de la part de ceux qu’ils ont trompé.